Qui Nous Sommes

Qu’est-ce que c’est, concrètement, le mouvement social Québec contre les violences sexuelles?

Nous sommes un mouvement apolitique formé de personnes militantes qui souhaitent dénoncer la façon dont les violences sexuelles sont abordées par notre société. Nous travaillons en collaboration avec des organismes communautaires, des associations étudiantes, des avocats, des victimes de violence sexuelle et toute personne qui souhaite militer. Nous souhaitons identifier et revendiquer des moyens concrets pour éduquer et sensibiliser la population à la culture du viol, financer les ressources communautaires et s’assurer que les institutions postsecondaires répondent de façon adéquate à la violence sexuelle.

Quelle est la raison de ce mouvement social?

Nous avons créé ce mouvement en réponse à la prévalence d’actes de violence sexuelle dans notre société, à la méconnaissance de la notion de consentement et à la culture du viol qui nous mène à banaliser la violence sexuelle et à discréditer ceux et celles qui en sont les victimes. Plus spécifiquement, nous avons créé ce mouvement en raison du manque de sensibilisation et d’éducation que reçoit présentement la population québécoise à l’égard de la violence sexuelle. Enfin, nous avons également créé ce mouvement en réponse au sous-financement systématique des organismes communautaires qui œuvrent dans le domaine, et au manque d’encadrement que reçoivent les institutions postsecondaires en ce qui concerne la violence sexuelle sur les campus.

Que vise le mouvement social?

  • Un monde sans violence sexuelle

  • Une société sans culture du viol, c’est-à-dire une société où la dignité ainsi que l’intégrité physique et psychologique des victimes de violence sexuelle n’est pas menacée, et où la violence sexuelle et l’absence de consentement ne sont pas banalisées

  • Une population sensibilisée à la violence sexuelle ainsi qu’à la façon adéquate de la prévenir et d’y répondre

  • L’égalité de fait et de droit de toute personne en ce qui concerne le traitement des plaintes de violence sexuelle.

Qui est invité à participer à ce mouvement social?

Les gens de tout âge, tout genre, toute orientation sexuelle, toute origine ethnique, toute situation socioéconomique, toute religion et tout parcours de vie qui en ont assez d’une société où la violence sexuelle est un sujet tabou malgré sa prévalence.

Nos principales revendications

  • La création de standards provinciaux concernant la réponse des institutions postsecondaires en lien avec les plaintes de violence sexuelle, sous la forme d’une loi;

  • La mise en place d’une campagne de sensibilisation grand public avec du financement à la clé à la hauteur des besoins ciblés par la communauté. Cette campagne doit permettre de responsabiliser les agresseurs, et déculpabiliser les victimes. Elle doit parler de la violence sexuelle sous toutes ses formes et promouvoir les attitudes aidantes. Elle doit également permettre d’outiller les témoins et l’entourage des victimes;

  • La création d’un réseau de concertation actif comprenant les institutions d’enseignement postsecondaire, les commissions scolaires et les différents acteurs du milieu (services de police, CALACS régional, service régional du RIMAS, centres de ressources pour hommes, etc.) pour chaque région administrative du Québec;

  • L’éducation en lien avec le consentement, la sexualité saine, et la diversité sexuelle auprès enfants dans les écoles, et ce, dès l’âge primaire;

  • La formation annuelle de l’ensemble des élus de l’Assemblée nationale ainsi que les recteurs et membres des conseils d’administration des commissions scolaires ainsi que des institutions postsecondaires québécoises;

  • La création d’un rapport indépendant visant l’étude de l’impact économique, notamment en lien avec la perte d’efficacité, qui découle des inégalités de genre et de la violence sexuelle présente dans notre société québécoise;

  • La clarification du rôle de la Commission des Droits de la Personne comme institution neutre permettant de tenir les établissements scolaires et le gouvernement responsables s’ils n'adhèrent pas aux mesures mentionnées ci-haut;

  • La clarification sociale, via une campagne d’envergure nationale, du fait que l’échange d’argent ne garantit pas automatiquement un consentement qui est libre et éclairé

  • L’intégration de ces recommandations au prochain rapport sur la mise en œuvre des plans d’action gouvernementaux en matière d’agression sexuelle qui sera dévoilé en 2017

Qu’est-ce qu’on entend comme violence à caractère sexuel?

La violence à caractère sexuel se définit comme toute forme de violence, physique ou psychologique, perpétrée par le biais de pratiques sexuelles ou ciblant la sexualité. Cela comprend :

  • Le harcèlement sexuel

  • L’agression sexuelle

  • Les attouchements

  • Les images sexuelles dégradantes

  • Le voyeurisme

  • L’exhibitionnisme

  • Le cyberharcèlement

  • L’exploitation sexuelle

 

L’agression sexuelle est un acte visant à assujettir une autre personne à ses propres désirs par un abus de pouvoir, par l'utilisation de la force ou de la contrainte, ou sous la menace implicite ou explicite. Une agression sexuelle porte atteinte aux droits fondamentaux, notamment à l'intégrité physique et psychologique, et à la sécurité de la personne.